Nikkô

Iconique, baroque, complexe, Nikkô (日光)ーclassée au patrimoine de l’UNESCO depuis 1999 ーest célébrée pour son architecture et ses bâtiments qui forment le mausolée du grand Shogun qui a unifié le pays, Tokugawa Ieyasu 徳川家康 (1543-1616).

Située à deux heures de train de Tokyo (train direct depuis Asakusa), Nikkô est l’une des plus grandes villes de la préfecture de Tochigi, nichée dans un parc naturel rempli de cèdres et de cryptomères et traversée par les rivières Tamozawa (田母沢川) et Daiya (大谷川).

La visite commence par la pagode à cinq étages, Gojûnotô (五重塔), dont le pilier central ne touche pas le sol mais est soutenu par la charpente afin de conserver un équilibre égal quoi qu’il arrive, puis par la grande porte Yômeimon (陽明門)(fermée pour restauration jusqu’en 2019).

On passe ensuite par le temple dédié à Ieyasu, le Tôshôgu (東照宮), construit en 1634 par son petit fils, Iemitsu.

La visite continue dans la forêt avec un long escalier qui mène au mausolée lui-même, le Okusha Hôtô (奥社御宝塔). On redescend ensuite par le même escalier pour sortir et se diriger vers le temple Shintô, le Futarasan-jinja (二荒山神社), qui célèbre les couples (amoureux, parentaux) et pour finir un autre mausolée dédié à Iemitsu, le troisième Shogun donc de la famille Tokugawa (徳川家光, 1604-1651).

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Comme mentionné plus haut, Nikkô est connue pour la créativité de son architecture toute en bois sculptés et multicolores. La grande porte est d’ailleurs tellement spectaculaire qu’elle est surnommée “Higurashi Mon”(日暮らし門) car on pourrait passer la journée jusqu’au coucher du soleil, sans se soucier de rien, à contempler ses moindres recoins.

Les autres emblèmes de Nikkô sont “le chat endormi” et “les trois singes de la sagesse” deux bas-reliefs en insères, le premier sur le chambrant de porte qui mène au mausolée, le second est intégré dans une frise faisant le tour d’un bâtiment annexe.

Plus précisément, le chat endormi est, en terme architectural, un kaerumata (蟇股), que l’on pourrait traduire par cuisses de grenouilles, soit une pièce placée en haut des portes qui outre son aspect décoratif est aussi d’une utilité capitale pour soutenir les piliers adjacents et la charpente.

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En ce qui concerne les trois singes, dont l’un se couvre les yeux, l’autre les oreilles et le troisième la bouche, c’est la symbolique qui est intéressante : en effet ce motif vient comme un conseil par rapport a l’éducation des enfants qui ne devraient ni voir, ni dire, ni entendre de choses mauvaises. (See no Evil, hear no Evil, say no Evil)

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Pour terminer la visite, petite balade le long de la gorge Kanmangafuchi avec son torrent qui a ravagé et inondé la vallée a de nombreuses reprises, pour voir la très originale rangée de Jizô (ou Narabijizô, 並び地蔵) assis à flanc de roche, bordés par les arbres et les racines… une atmosphère reposante, où l’on sent l’harmonie entre les éléments : le minéral, l’eau, le végétal…

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